Clôture de la campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! »

Montréal, le mercredi 11 décembre 2019 – Après un an de mobilisation, le 15 novembre dernier s’est terminée notre campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! ».

Devant le constat que le régime actuel d’assurance-emploi contribue à creuser les inégalités entre les sexes dans le monde du travail, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi avait lancé, le 22 octobre 2018, une série d’actions visant à faire comprendre, auprès de la population et des élu-e-s fédéraux, le caractère discriminatoire du régime d’assurance-emploi vis-à-vis des femmes.

Amorcée par le lancement d’une pétition en ligne à la Chambre des communes, la campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » s’est rendue dans les différentes régions du Québec grâce à la création d’une vingtaine d’ateliers d’éducation populaire fournissant aux femmes des outils pour défendre leurs droits en matière d’assurance-emploi. Ces rencontres, en plus d’avoir mobilisé des acteur-trice-s de plusieurs horizons, ont permis de recueillir de précieux témoignages susceptibles de nous aider dans nos actions. Ayant notamment produit du matériel d’information, réalisé un guide d’animation et organisé une manifestation le 23 mai dernier, le MASSE a tout mis en œuvre pour lancer un message clair au gouvernement Trudeau : celui-ci doit apporter des changements précis au régime d’assurance-emploi pour contrer l’appauvrissement des femmes.

Pour marquer la fin de cette campagne, le MASSE tient à remercier les quatre-vingt-onze groupes nationaux, régionaux et locaux ayant rendu possible la poursuite de ces activités. Nous remercions tout particulièrement le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec pour son implication soutenue ainsi que la Fondation Béati pour avoir contribué au financement de cette campagne.

Bien que soit terminée la campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! », la lutte continue! Parce qu’il défend l’accessibilité universelle au régime d’assurance-emploi, le MASSE continuera donc de mettre de l’avant les revendications présentées au cours de cette campagne. En cas de perte d’emploi, les femmes ont droit d’avoir accès à la couverture du régime auquel elles cotisent, et ce, sans égard aux prestations maternité/parentales qu’elles reçoivent.

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 13 groupes de défense des droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec. La campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » se poursuivra jusqu’au printemps 2019. Le lancement de la campagne s’inscrit dans le cadre de la semaine nationale de l’action communautaire autonome et de la Semaine nationale des chômeurs et chômeuses.

Réaction du MASSE à l’arrivé de la nouvelle Ministre responsable de l’assurance-emploi.

À l’honorable Mme. Carla Qualtrough,

D’abord, le mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) tient à vous féliciter pour votre nomination à titre de Ministre chargée de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées. En tant que responsable de ce ministère, vous aurez sous votre charge le dossier de l’assurance-emploi. De par votre expérience en tant que présidente du conseil du ministre sur l’emploi et l’accessibilité de la Colombie-Britannique et arbitre auprès du Tribunal d’appel de la Commission des accidents de travail de Colombie-Britannique nous assumons que vous connaissez déjà les nombreuses problématiques liées à l’exclusion, la marginalisation et la précarisation qui survient lorsque l’on tombe entre les mailles du filet social.

Nous estimons que malgré les avancées notables effectuées dans le précédent mandat, il nous reste encore du chemin à parcourir avant de pouvoir se targuer d’avoir un programme d’assurance-emploi juste et équitable.

Nous tenons également à saluer l’annonce du retour à un tribunal décisionnel tripartite. Nous espérons avoir l’occasion de participer activement à l’élaboration cette nouvelle mouture du TSS afin de nous assurer que son fonctionnement soit le plus efficace possible tout en répondant aux attentes des travailleurs et travailleuses.

Au MASSE, nous croyons qu’il est possible de faire ce programme un exemple à suivre pour les autres membres de la communauté internationale. Jadis un exemple de la vitalité de l’État-providence Canadien, le taux de couverture du programme n’a fait que péricliter depuis les années 1990. Nous croyons qu’il est temps de rectifier le tir en modifiant certains éléments du programme afin de l’ériger à la hauteur des aspirations des Canadiens et Canadiennes envers la justice sociale.

Nous sommes très enthousiastes à l’idée de travailler en collaboration avec vous et votre ministère afin d’actualiser un programme dont le fonctionnement ne cadre malheureusement plus avec les nouvelles réalités du travail. Nous espérons avoir la chance de vous rencontrer lors du forum de l’assurance-emploi organisé par le commissaire des travailleurs qui se tiendra le 6 décembre 2019 ou dans un avenir rapproché.

Nos salutations distinguées,

Sylvain Lafrenière, Coordonateur du MASSE

Élections fédérales 2019 : Mettre fin au sexisme dans le régime d’assurance-chômage

MONTRÉAL, le 17 oct. 2019 /CNW Telbec/ – Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), le plus important regroupement québécois d’organismes de défense des droits des chômeurs et des chômeuses, considère que le régime actuel d’assurance-emploi reproduit et accentue les inégalités économiques vécues par les femmes dans le monde du travail. Ces dernières sont parmi les plus pénalisées par les actuels critères d’accès, étant donné la probabilité plus élevée qu’elles ont d’occuper un travail atypique ou précaire sur le marché de l’emploi. Selon Kim Bouchard, présidente du MASSE : « pour un même effort de travail et un niveau équivalent de cotisations, les femmes sont moins souvent admissibles aux prestations d’assurance-chômage ou en reçoivent moins que les hommes. » Il est donc essentiel de s’assurer que toutes celles et ceux ayant versé des cotisations au régime d’assurance-emploi puissent être couvertes par ce programme. Il est primordial de revoir en profondeur le fonctionnement du régime afin de garantir un accès réellement juste et équitable aux Canadiennes et aux Canadiens.

Afin d’atteindre cet objectif, le MASSE propose une série de mesures et demande la mise en application urgente des deux revendications suivantes :

  • Une formule hybride abaissant le seuil d’admissibilité à 350 heures ou 13 semaines.
  • Un accès aux prestations régulières d’assurance-chômage, en cas de perte d’emploi, sans égard aux prestations de maternité et aux prestations parentales.

En effet, entre 1989 et 1997, trois vagues de compressions majeures ont détérioré l’accès aux prestations de chômage. Malgré quelques timides améliorations à l’assurance-emploi au cours des dernières années, le gouvernement sortant n’a pas travaillé à mettre fin aux discriminations à l’égard des mères et des personnes travaillant à temps partiel.

« A priori, l’admissibilité basée sur les heures travaillées semble neutre. Toutefois, pour les personnes travaillant à temps partiel, obtenir le nombre d’heures est beaucoup plus long, voire impossible, dans certains cas. Le taux d’admissibilité pour les personnes travaillant à temps partiel n’est que de 62%. Selon le dernier rapport de statistique Canada, 75.8% des personnes occupant un emploi à temps partiel sont des femmes. La principale raison expliquant cette situation est qu’elles ne peuvent travailler à temps plein, car elles doivent s’occuper de leurs enfants. Il ne s’agit pas d’une simple préférence. La baisse du seuil d’admissibilité à 350 ou 13 semaines permettraient de tenir compte de cette responsabilité qui incombe encore trop souvent aux femmes et de neutraliser partiellement le sexisme présent dans la réglementation actuelle » rappelle Sylvain Lafrenière, coordonnateur du MASSE.

En cette fin de campagne électorale fédérale, nous avons déjà interpellé les principaux partis politiques afin d’obtenir de leur part, des engagements au sujet de l’assurance-emploi. Malgré nos tentatives répéter d’obtenir des réponses satisfaisantes, nous constatons une fois de plus que le droit à l’assurance-emploi ne figure pas dans leurs priorités. Afin que cette situation change, il nous apparaît essentiel de rappeler que les prochaines élections offrent une occasion d’exiger des engagements de la part des partis politiques afin éliminer l’injustice à l’égard des femmes et à rétablir l’accessibilité du régime d’assurance-emploi pour toutes et tous.

Peu importe l’issue du scrutin électoral fédéral du 21 octobre, nous allons continuer de lutter sans relâche afin de bonifier le régime actuel, de s’assurer que les cotisations perçues servent aux fins auxquelles elles sont prélevées et de faire valoir les droits de chômeurs et des chômeuses.

 

Renseignements:

Sylvain Lafrenière, coordonnateur du MASSE, 514-524-2226,

Kim Bouchard, présidente du MASSE, 514-271-4800

LES FEMMES N’ONT PAS LEUR JUSTE PART DE L’ASSURANCE-EMPLOI

La discrimination à l’égard des nouvelles mères

En Belgique, en France, en Allemagne, en Irlande, en Norvège et aux Pays-Bas, le fait d’avoir reçu des prestations de maternité ou pour les soins d’un jeune enfant ou d’un proche ne disqualifie pas une personne pour les prestations de chômage. Au contraire, ce genre de prestation est compté comme un revenu de travail afin de déterminer l’admissibilité, le montant et la durée des prestations de chômage[1].

Malheureusement, ce n’est pas le cas au Canada où la Loi sur l’assurance-emploi limite à 50 le nombre de semaines de prestations que peut recevoir une personne si elle reçoit à la fois des prestations régulières de chômage et des prestations spéciales. Cette règle affecte presque exclusivement les femmes qui prennent la grande majorité des prestations de maternité, parentales et pour soins aux proches.

Malgré la protection de l’emploi qu’assure la Loi sur les normes du travail, plusieurs femmes perdent leur emploi avant, pendant ou peu après leur congé de maternité. Pourquoi ne sont-elles pas admissibles aux prestations de chômage ?

 La discrimination à l’égard des personnes travaillant à temps partiel

Malika et Richard ont, tous les deux, accumulé 1000 heures de travail avant de perdre leur emploi. Toutefois, Malika a dû travailler 50 semaines de 20 heures comme femme de chambre dans un hôtel. Richard, chauffeur de camion, a eu besoin de seulement 25 semaines de 40 heures. Les deux ont gagné 15$ l’heure.

À Montréal, où le taux de chômage est actuellement inférieur à 6%, Malika et Richard ont droit, tous les deux, à 18 semaines de prestations. Mais Malika recevra seulement 220$ par semaine, moitié moins que Richard qui a droit à 55% de 800$ ou 440$. En d’autres mots, Malika a dû travailler deux fois plus longtemps pour recevoir moitié moins de prestations.

Depuis 1996, l’admissibilité à l’assurance-emploi est basée sur le nombre d’heures travaillées plutôt que sur le nombre de semaines. Cette règle favorise les personnes travaillant de longues heures pendant une courte période dans des industries saisonnières, surtout dans les régions éloignées avec un taux de chômage élevé.

Malheureusement, la contrepartie est de rendre beaucoup plus difficile l’accès aux personnes occupant des emplois à temps partiel et précaires dans des secteurs comme le commerce de détail, la restauration et l’hôtellerie. Il s’agit principalement de femmes, de personnes ayant immigré récemment et de jeunes. Dans la plupart des régions, le taux de chômage est actuellement inférieur à 6% et il faut au moins 700 heures de travail assuré pour se qualifier.

En 2016, selon la Commission de l’assurance-emploi, pour chaque 1$ cotisé à l’assurance-emploi, les hommes recevaient 1,23$ en prestations de chômage alors que les femmes ne recevaient que 71 cents. En 2017-2018, le taux d’admissibilité aux prestations régulières de l’assurance-emploi était de 94,5% pour les personnes ayant travaillé à temps plein dans un emploi permanent, de 86,7% pour les temporaires des industries saisonnières, de 69,3% pour les personnes ayant travaillé à temps partiel dans un emploi permanent et de 66,8% pour celles dont l’emploi était temporaire mais non-saisonnier.

Rétablir l’accès à l’assurance-emploi

Une coalition de groupe de femmes, appuyée par le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), propose d’établir un critère hybride d’admissibilité. Quel que soit le taux de chômage régional, une personne pourrait se qualifier en ayant accumulé ou bien 12 semaines, ou bien 420 heures, de travail.  Comme c’est le cas actuel, le nombre de semaines de prestations augmentera avec le taux de chômage régional.

Une semaine serait comptée si elle comprend 14 heures de travail ou, comme c’était le cas avant 1996, des gains d’au moins 20% de la rémunération hebdomadaire maximum assurable (204$ en 2019). Toute heure serait cotisée et comptabilisée, afin d’aider les gens qui occupent plus d’un emploi et d’empêcher les employeurs d’éviter les cotisations en programmant des horaires de moins de 14 heures.

Entre 1989 et 1997, trois coupes majeures ont érodé l’accès à des prestations de chômage. La coalition propose d’abolir les exclusions totales en cas de départ volontaire ou de congédiement, de limiter toute pénalité à un maximum de six semaines et d’éliminer le report d’une pénalité à une période de chômage subséquente. On devrait revenir à un taux de remplacement du salaire de 60%, au lieu du 55% actuel, et les prestations devraient être basées sur les 12 meilleures semaines de salaire.

Un enjeu fondamental dans le contexte électoral

Au cours des dernières années, il y a eu plusieurs améliorations à l’assurance-emploi. Néanmoins, le gouvernement actuel n’a pas travaillé ces questions fondamentales de discrimination à l’égard des mères et des personnes travaillant à temps partiel. Les prochaines élections offrent une occasion en or pour que les partis politiques s’engagent à éliminer l’injustice à l’égard des femmes et à rétablir l’accessibilité du régime d’assurance-emploi.

Ruth Rose, professeure associée en sciences économiques (UQAM) 

Cette lettre est appuyée par 179 signataires.

Signatures (prénom, nom, occupation):

  1. Christine Corbeil, professeure retraitée, École de travail social, UQAM
  2. Yves Vaillancourt, professeur émérite, École de travail social, UQAM
  3. Georges leBel, sciences juridiques Uqam
  4. Line Chamberland, professeure titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie, UQAM
  5. Francine Descarries, professeure titulaire, Département de sociologie et Institut de recherches et d’études féministes, UQAM
  6. Audrey Laurin-Lamothe, Professeure adjointe, Département de science sociale, Université York
  7. Me Jean Guy Ouellet, Ad. E., Ouellet, Nadon et associéEs, chargé de cours, sciences juridiques, UQAM
  8. Céline Saint-Pierre, professeure émérite de sociologie, UQAM
  9. Hélène Belleau, professeure titulaire et directrice du Centre UCS de l’INRS
  10. Sylvie Morel, professeure titulaire, Département des relations industrielles, Université Laval
  11. Colette Gendron, professeure émérite, Faculté des Sciences Infirmières, Université Laval.
  12. Karen Messing, professeure émérite, Département des sciences biologiques et CINBIOSE, UQAM
  13. Jessica Riel, professeure agrégée, Département de relations industrielles, UQO et CINBIOSE-UQAM
  14. Marie Laberge, professeure agrégée, Faculté de médecine, École de réadaptation, Université de Montréal, Centre de recherche du CHU Ste-Justine et CINBIOSE-UQAM
  15. Mélanie Lefrançois, professeure, Département d’organisation et ressources humaines, ESG UQAM et CINBIOSE UQAM
  16. Linda Cardinal, professeure titulaire, Université d’Ottawa et chargée de mission pour le développement de la recherche, Université de l’Ontario français
  17. Lise Moisan, Consultante en développement organisationnel et médiatrice accréditée (IMAQ, ADRIC)
  18. Lucille Panet-Raymond, retraitée du Y des femmes de Montréal
  19. Winnie Frohn, professeure à la retraite en Études urbaines, UQAM
  20. Andrée Lévesque, professeure émérite, Dépt. d’histoire, Université McGill
  21. Louise Boivin, professeure, Département de relations industrielles, UQO
  22. Carol Robertson retraitée du SCFP
  23. Marie-Eve Major, professeure agrégée, Faculté des sciences de l’activité physique, Université de Sherbrooke et CINBIOSE UQAM
  24. Lucie Lamarche, professeure de droit et codirectrice du Réseau québécois d’études féministes RéQEF, UQAM
  25. Nicole Vézina, professeure titulaire en ergonomie et intervention, Département des sciences de l’activité physique et CINBIOSE, UQAM
  26. Jennifer Beeman, directrice, Action cancer du sein du Québec
  27. Hélène Lee-Gosselin, professeure associée, Département de management, Université Laval
  28. Anne Renée Gravel, professeure en santé et sécurité du travail et gestion des ressources humaines, École des sciences de l’administration, RéQEF, CINBIOSE, Téluq
  29. Marie-Thérèse Chicha, professeure titulaire, École de relations industrielles,Université de Montréal
  30. Louis Gill, économiste, professeur retraité de l’UQAM
  31. Diane Gagné, professeure titulaire, département de la gestion des ressources humaines, UQTR.
  32. Mélanie Dufour-Poirier, professeure agrégée, École de relations industrielles, Université de Montréal
  33. Mélanie Laroche, professeure titulaire, École de relations industrielles, Université de Montréal
  34. Isabelle Martin, professeure agrégée, École de relations industrielles, Université de Montréal
  35. Guylaine Vallée, professeure titulaire, École de relations industrielles, Université de Montréal
  36. Louise Briand, professeure titulaire, département des sciences sociales, Université du Québec en Outaouais
  37. Martin Gallié, professeur, département des sciences juridiques, UQAM 
  38. Dalia Gesualdi-Fecteau, département des sciences juridiques, UQAM
  39. Shanie Roy, professionnelle en santé publique (CHUM, unité mères et enfants), candidate à la maîtrise en droit du travail, UQAM
  40. Marilyse Hamelin, autrice de l’essai «Maternité, la face cachée du sexisme»
  41. Martine Delvaux, professeure, écrivaine
  42. Diane Lamoureux, professeure, science politique, Université Laval
  43. Pascale Dufour, professeure, science politique, Université de Montréal
  44. Xavier Lafrance, professeur, science politique, UQAM
  45. Geneviève Pagé, professeure, science politique, UQAM
  46. Line Lamarre, présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)
  47. Richard-Alexandre Laniel, avocat, Ouellet, Nadon et associéEs, chargé de cours, sciences juridiques, UQAM et administrateur, Association des juristes progressistes
  48. Anne Thibault, avocate
  49. Camille G.Grenon, avocate
  50. Sandrine Ricci, candidate au doctorat et chargée de cours, sociologie/études féministes, UQAM
  51. Camille Robert, doctorante et chargée de cours en histoire, UQAM
  52. Chloé Sainte-Marie, chanteuse
  53. Me Hans Marotte, conseiller syndical, Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)
  54. Marie-Alice D’Aoust, avocate
  55. Isabelle Daigle, responsable nationale de la condition féminine à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
  56. Marie-Claude Raynault, première vice-présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
  57. Nathalie Morel, vice-présidente à la vie professionnelle, Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
  58. Lee Soderstrom, économiste, Université McGill
  59. Pascale Navarro, journaliste féministe et essayiste
  60. Marie-Danielle Larocque, agente à la vie associative et à la mobilisation, ConcertAction Femmes Estrie (CAFE)
  61. Amina Watalusu, agente de projet, Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
  62. Djenabou Sangare, Chargée de projet, Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
  63. Brigitte Michaud, coordonnatrice, Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent
  64. Maryam Gueye, stagiaire (étudiante à l’Udem, Maîtrise travail social)au Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec)
  65. Sibel Ataogul, avocate et chargée de cours en droit du travail, co-fondatrice de l’Association des juristes progressistes
  66. Andrée Larouche, directrice intérimaire, Comité condition féminine Baie-James
  67. Stéphan Corriveau, juriste, directeur exécutif du Centre de Transformation du logement communautaire
  68. Ève Lamoureux, professeure, histoire de l’art, UQAM
  69. Benoit Marsan, historien, chargé de cours, UQAM et UQO
  70. Renée Cloutier, professeure émérite, département des Fondements et pratiques en éducation, Université Laval
  71. Bonnie Campbell, professeure émérite, département de science politique, Université du Québec à Montréal
  72. Catherine Haeck, professeure, département des sciences économiques, UQAM
  73. Geneviève Collette, directrice, Centre d’intégration au marché de l’emploi (CIME), Sherbrooke.
  74. Johanne Bilodeau, co-coordonnatrice, Collectif pour le libre choix de Sherbrooke
  75.  Henri Dorvil, École de travail social, Université du Québec à Montréal
  76.  Carole Leroux, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal-Laval (CSN)
  77.  Louise Cossette, professeure, Département de Psychologie, Université du Québec à Montréal
  78.  Bernard Élie, professeur retraité, Département de sciences économiques, Université du Québec à Montréal
  79. Dominique Simard, Directrice de l’APPUI pour les proches aidants d’aînés de la Jamésie, Présidente du Comité Condition Féminine Baie-James; 
  80. Marc Daoud, avocat à la CSQ
  81. Michel Savard, Table des Groupes Populaires, Côte-Nord
  82. May Chiu, avocate, Ouellet Nadon et associé-es
  83. Hugo Desgagné, avocat en droit du travail et co-fondateur de l’Association des juristes progressistes.
  84. Louise-Hélène Guimond, avocate.
  85. Marjorie Langlois, avocate en droit du travail
  86. Gisèle Dallaire, chargée de projet et coordonnatrice par intérim, Récif 02
  87. Lynn Renaud, agente de développement, Récif 02
  88. Martine Boivin, chargée de projet, Récif 02
  89. Solange Masson, directrice générale de PÉPINES
  90. Catherine Gendron, directrice générale du Mouvement Action-Chômage de Trois-Rivières
  91. Julie Poirier, coordonnatrice La Bouée Régionale 
  92. Katherine Lippel, professeure titulaire, Faculté de droit, Section droit civil, Université d’Ottawa
  93. Stéphanie Bernstein, AdE, professeure, Département des sciences juridiques, Université du Québec à Montréal
  94. Me Gaël Morin-Greene, représentant syndical, Union des employés et employées de service, local 800 (FTQ)
  95. Manon Monastesse, directrice générale, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes 
  96. Claire Brassard, avocate et arbitre de griefs
  97. Françoise Gagnon, militante , Association des religieuses pour les droits des femmes
  1. Jacques Beaudoin, avocat, secrétaire général du Réseau québécois des OSBL d’habitation
  2. Sylvie Lévesque, directrice de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
  3. Julie Antoine, Directrice du Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ)
  4. Francyne Ducharme, Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec
  5. Mathilde Gouin, Nourri-Source Montréal
  6. Bernadette Girard, Puakuteu comité de femmes de Mashteuiatsh
  7. Marie Josèphe Pigeon, directrice générale du SEP – Service d’Entraide Passerelle
  8. Huguette Laroche, retraitée de l’enseignement et membre de l’Association pour la défense des droits des femmes, Saguenay.
  9. Vicky Langlais, coordonnatrice, Réseau des femmes des Laurentides.
  10. Martine Girard, Maison des femmes de Sept-Îles
  11. Maryse Paradis, Présidente de l’Afeas de Chibougamau
  12. Isabelle Giroux, La pointe du jour, CALACS Sept-Îles
  13. Marie-Josée Legault, professeure de relations de travail, Téluq, CRIMT
  14. Marie-Claude St-Amant, avocate en droit du travail et co-fondatrice de l’Association des juristes progressistes
  15. Pierre Mackay, professeur retraité, Département de sciences politiques, Université du Québec à Montréal
  16. Jean-Marc Piotte, professeur retraité, Département de sciences politiques, Université du Québec à Montréal
  17. Marie Leahey, directrice, Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes
  18. Michel Lizée, économiste et secrétaire, Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes
  19. Denise Tremblay Président présidente Aféas Saint-Ludger-de-Milot
  20. Karine-Myrgianie Jean-François, directrice des opérations, Réseau d’action femmes handicapées du Canada
  21. Georges Campeau, professeur retraité, Sciences juridiques, UQAM
  22. Christiane Laporte vice-présidente Aféas Saguenay-Lac-St-Jean-Chibougamau
  23. Maria Anney, Agente de liaison – RQCALACS (Regroupement Québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) 
  24. Lily Jean  présidente l’AFEAS St-Nazaire Lac St-Jean
  25. Mariane Labrecque, Cocoordonnatrice de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  26. Antoine Genest-Grégoire, économiste et étudiant au doctorat, Université Carleton
  27. Marie Leahey, coordonnatrice générale, Régime de retraite des groupes communautaire et de femmes
  28. Mathilde Trou, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  29. Nancy Beauseigle, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix)
  30. Chantal Dufour, Centre des Femmes de Charlevoix
  31. Amélie Bleau, Directrice de l’organisme Sexplique à Québec
  32. L’Équipe de travailleuses du CALACS Entre Elles, Centre d’Aide et de Lutte Contre Les Agressions à Caractère Sexuel
  33. Laura Santamaria, Centre des femmes de la Basse-Ville, Québec
  34. Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice, Table de concertation de Laval en condition féminine 
  35. Véronique Laflamme, organisatrice communautaire, porte-parole du FRAPRU
  36. Marie-José Corriveau, coordonnatrice, FRAPRU
  37. Bianca Villeneuve, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix)
  38. Lise Chovino, Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF)
  39. Marie-Hélène Arruda, conseillère syndicale, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) 
  40. Audrée Houle, Centre femmes d’aujourd’hui, Québec
  41. Valérie Gilker-Létourneau, co-coordonnatrice, L’R des centres de femmes du Québec
  42. Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au Bureau d’animation et information logement (BAIL), Québec
  43. Marie Céline Domingue, Centre ressources pour femmes de Beauport, Québec
  44. Joanne Boutet, coordonnatrice au Centre d’entraide Émotions, Québec
  45. Sarah Girard, coordonnatrice, Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière 
  46. Michelle Ratté, animatrice, Centre des Femmes de Charlevoix, Baie-St-Paul, Qc.
  47. Lorraine Fontaine,Regroupement Naissances Respectées (Regroupement Naissance-Renaissance, RNR)
  48. Audrey Patenaude, responsable du volet défense des droits individuelle et collective, Action DIGNITÉ Lanaudière
  49. Ariane Gauthier-Tremblay – Centre ressources pour femmes de Beauport
  50. Lucie Gosselin, coordonnatrice, Centre ressources pour femmes de Beauport
  51. Kim Paradis, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  52. Danielle Pinard, Professeure titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal
  53. Joanne Blais, directrice, Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM)
  54. Étienne Poitras, avocat à la CSN-construction 
  55. Nathalie Igonène, Violence Info
  56. Christiane Gilbert, infirmière, à  la retraite
  57. Mélanie Bouchard Intervenante, Orignal Tatoué, café de rue Joliette.
  58. François Van Vliet, intervenant, Orignal tatoué, café de rue, Joliette.
  59. Anne St-Cerny, Relais-femmes
  60. Maude Dessureault-Pelletier, intervenante sociale, La Maison ISA-CALACS Saguenay
  61. Laurie Laplanche, directrice adjointe, Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité, Université Laval
  62. Céline Daunais-Kenyon, directrice générale de l’Escale de l’Estrie et Maison de Montigny, Estrie
  63. Magalie Lavigne, intervenante, L’Escale de l’Estrie
  64. Lise Bergeron, adjointe administrative Escale de l’Estrie
  65. Annie Roy, coordonnatrice à l’intervention, Escale de l’Estrie et Maison de Montigny
  66. Jeanette Cutica. intervenante, L’Escale de l’Estrie
  67. Marie-Zoé Drouin, intervenante, L’Escale de l’Estrie
  68. Camille Poulin-Thomas, intervenante, L’Escale de l’Estrie
  69. Sylvie Leblanc, intervenante, L’Escale de l’Estrie
  70. Sonia Éthier, présidente, Centrale des syndicats du Québec
  71. Véronique Couillard, CALACS de Charlevoix
  72. Chrystiane Naud, Collectif Les Accompagnantes, Québec
  73. Gabrielle Lévesque, intervenante, L’Escale de l’Estrie
  74. Mariame Cissé, Coordonnatrice de projets, Fédération des Communautés Culturelles de l’Estrie
  75. Katherine Pineault, économiste 
  76. Gaelle Fedida, Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  77. Renée B. Dandurand, professeure retraitée, INRS Urbanisation Culture Société
  78. Marie-Andrée Gauthier, Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec 
  79. Sandra Morneau, Intervenante-animatrice, Centre Au coeur des femmes 
  80. Ariane Gauthier-Tremblay, Centre ressources pour femmes de Beauport 
  81. Nathalie Belleau, conseillère syndicale, CSN
  82. Véronique De Sève, vice-présidente, CSN
La campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » bat son plein!

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) tient à vous rappeler que la campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » bat son plein en cette période électorale.

 

 

 

Le MASSE considère que le régime actuel d’assurance-chômage reproduit et accentue les inégalités économiques vécues par les femmes dans le monde du travail. Ces dernières sont les plus pénalisées par les actuels critères d’accès, étant donné leur précarité plus importante sur le marché de l’emploi. Il est donc primordial de revoir en profondeur le fonctionnement du régime afin de garantir un accès réellement juste et équitables aux canadiennes. Afin d’atteindre cet objectif le MASSE propose de mettre l’accent sur deux revendications principales :

  • Une formule hybride abaissant le seuil d’admissibilité à 350 heures ou 13 semaines.
  • Un accès aux prestations régulières d’assurance-chômage, en cas de perte d’emploi, sans égard aux prestations de maternité et aux prestations parentales.

Dans le cadre de cette campagne électorale fédérale, le MASSE à déjà interpellé les principaux Parti afin d’obtenir des engagements au sujet de l’assurance-chômage. Afin d’accentuer la pression et d’obtenir des réponses claires, le MASSE vous invite à interpeler les partis politiques aux quatre coins du Québec et à questionner vos candidat-es dans votre circonscription sur leurs engagements concernant l’assurance-chômage.

Le MASSE vous invites également à partager notre vidéo afin de faire connaître cet enjeu au plus grand nombre.

Aidez-nous à faire de l’assurance-chômage un enjeu majeur de cette campagne !!!

Les revendications de la campagne, en bref :

  • abaisser le seuil d’admissibilité à 350 heures ou 13 semaines ;
  • établir un seuil minimal de 35 semaines de prestations ;
  • augmenter le taux de prestation à 70% basé sur les 12 meilleures semaines de salaire;
  • indexer annuellement le palier de revenu du supplément familial (avec réajustement rétroactif à partir de 1997), basé sur le revenu individuel et non familial ;
  • abolir les exclusions totales en cas de départ volontaire et d’inconduite ;
  • avoir accès aux prestations régulières d’assurance-chômage, en cas de perte d’emploi, sans égard aux prestations maternité/parentales/paternité versées.

Pour plus de détails concernant la campagne en cours vous pouvez consulter le site du MASSE à la page suivante : https://www.lemasse.org/category/femme/

 

 

 

 

Le Masse s’invite au parlement à Ottawa
Dans le cadre de sa campagne De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat!, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) a déposé le 26 février dernier la signature de milliers de citoyennes et citoyens qui revendiquent un régime d’assurance-chômage juste et universel qui ne discrimine pas les femmes.  La pétition était parrainée par Brigitte Sansoucy, députée de Saint-Hyacinthe-Bagot. Jean-Yves Duclos, ministre en charge de l’assurance-chômage, était présent pour l’occasion. A-t-il été convaincu?
« L’assurance emploi, telle qu’elle existe actuellement, est sexiste parce qu’elle échoue à prendre en considération des réalités qui diffèrent selon les sexes » explique Kim Bouchard, travailleuse pour le Mouvement Action-Chômage (MAC) de Montréal. « Les travailleuses occupent davantage d’emplois à temps-partiel et sous-rémunérés et pour ces raisons, elles sont plus souvent inadmissibles aux prestations, en reçoivent moins longtemps ou encore, leur indemnité est moindre que celle des travailleurs ». Quant aux femmes perdant leur travail durant leur congé de maternité et de parentalité ou peu de temps après la fin de celui-ci, elles ne peuvent se prévaloir des prestations d’assurance-emploi pour lesquelles elles ont pourtant cotisé.
La campagne De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! cherche également à mettre en lumière la reproduction des inégalités du marché du travail dans le régime d’assurance emploi : « En amont, nous devons relever les enjeux reliés à l’autonomie économique des femmes. Les stéréotypes sexistes persistent encore, ne leur permettant pas aussi facilement d’accéder aux mêmes emplois que les hommes et un bassin d’opportunités moins diversifié et rémunéré », ajoute Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec.Brigitte Sansoucy, députée fédérale de Saint-Hyacinthe-Bagot pour le Nouveau Parti Démocratique (NPD), est la fière marraine de cette pétition à la Chambre des communes du Canada.
Pour le MASSE, le dépôt de cette première vague de signatures marque un tournant important de sa campagne de mobilisation et constitue une promesse que ses revendications continueront d’être portées devant les différentes instances, et ce, jusque dans la campagne électorale fédérale.Un gros merci à nos allié.e.s  de la FAFMRQ, du Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes et du Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW) pour leur solidarité.Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 13 groupes de défense des droits, dont le MAC de Montréal. Il constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec. La campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » se poursuivra jusqu’au printemps 2019.