Semaine nationale des chômeurs et chômeuses

À l’origine de la semaine

Le 25 octobre 2005, pour souligner le 70e anniversaire de la marche des chômeur.se.s, le MASSE se rendait à Ottawa pour sommer le premier ministre de l’époque, Paul Martin, de rembourser les 50 milliards de dollars volés aux chômeur.se.s et, ce faisant, d’améliorer l’accès et la couverture du régime d’assurance-chômage. 

Depuis, chaque année, le MASSE souligne du 25 au 31 octobre la semaine nationale des chômeur.se.s afin de dénoncer l’hypocrisie de nos gouvernements lorsqu’ils affirment qu’offrir une pleine protection aux travailleur.se.s qui perdent leur emploi serait trop coûteux.

 

Pas assez d’argent dans la caisse ?

À l’aube d’une réforme du régime d’assurance-chômage dont les modalités doivent encore être précisées, il est nécessaire de déconstruire l’idée selon laquelle cette bonification se réduit à une dépense « trop coûteuse » pour les moyens dont dispose l’État canadien et de mettre l’accent sur les ressources disponibles dans le contexte d’un retour à la mission première du régime d’assurance-chômage. Rappelons, à cet effet, quelques faits.

 

Une réforme du régime c’est vital et c’est possible !

La viabilité financière d’un régime d’assurance-chômage accessible, juste, universel et non-discriminatoire a par ailleurs été démontrée et chiffrée par l’Institut de recherche et d’informations socio économiques (IRIS) dans une recherche parue le 22 octobre dernier. 

Pour prendre connaissance des sommes dont se prive le régime depuis des décennies et du coût estimé pour bonifier le régime d’assurance-chômage, cliquez-ici.

 

 

 

 

 

Consultations 2021 sur l’assurance-chômage : un semblant de démocratie pour justifier l’inaction

7 octobre 2021 (Montréal) –  C’est demain que se terminera la première phase des consultations organisées par le gouvernement fédéral sur la réforme du régime d’assurance-chômage. Le MASSE déplore que ces consultations aient lieu au prix d’un nouveau report de cette réforme vitale pour les chômeur.se.s et estime que l’exercice lui-même est problématique sur plusieurs points. 

Le 19 avril dernier, le gouvernement déposait son budget où il s’engageait à débourser cinq millions de dollars sur deux ans pour mettre en place un processus consultatif en vue d’une réforme éventuelle du régime d’assurance-chômage. Le 9 août 2021, le gouvernement créait un sondage en ligne invitant ainsi les citoyen.ne.s et organismes à « partager leurs idées pour moderniser le régime »

La formule proposée par le gouvernement est révélatrice du bris du dialogue qui a cours depuis les dernières années entre le ministère responsable du dossier de l’assurance-chômage et les groupes de travailleur.se.s et de chômeur.se.s qui et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! peinent à se faire entendre directement par la ministre Carla Qualtrough. 

« L’exercice auquel nous convie le gouvernement ne fait qu’augmenter le cynisme à l’endroit de nos institutions, et avec raison. Non seulement il n’y a pas de place pour des échanges véritables, mais la nature même du sondage complique le suivi des opinions formulées et leur prise en considération dans la décision finale. Enfin, il y a lieu de questionner la légitimité du processus en cours au regard des nombreuses questions tendancieuses présentent dans le sondage et de l’absence complète de critères visant à assurer une participation large et représentative de la population ». Samuell Beaudoin, responsable à la coordination du MASSE.  

Enfin, au regard des lacunes importantes de la formule proposée par le gouvernement, le MASSE s’interroge sur l’écoute dont bénéficieront réellement les groupes de travailleur.es.s et de chômeur.se.s lors de la deuxième phase des consultations prévue cet automne. 

« Le gouvernement continue de cultiver un flou autour de cette deuxième phase. Les groupes de travailleur.se.s et de chômeur.se.s auront-ils l’occasion de faire entendre leur voix dans un processus impartial où les termes ne les désavantagent pas déjà à l’avance ? Enfin, les mêmes groupes qui déposent des mémoires et recommandations à chaque année déposeront les mêmes critiques et les mêmes revendications. Que pouvons-nous attendre de différent à l’issue de ce processus ? Le gouvernement n’a-t-il pas pris connaissance du rapport du comité Huma relatant les consultations organisées au printemps 2021 ? ». Samuell Beaudoin.  

Pour le MASSE, une chose est certaine : la mise en place d’un régime d’assurance-chômage accessible, juste, universel et non discriminatoire ne peut plus faire l’objet d’un éternel débat. 

-30-

Pour plus d’informations :

Samuell Beaudoin, responsable à la coordination du MASSE

(514) 524-2226 – masse@lemasse.org

Les vœux pieux ne suffisent plus : l’assurance-chômage doit s’adapter à la réalité de tou.te.s les travailleur.se.s. 

21 septembre 2021 (Montréal) – Le 20 septembre dernier, les canadien.ne.s ont décidé d’élire un gouvernement libéral minoritaire et de donner leur confiance à Justin Trudeau pour un troisième mandat consécutif. Pour l’occasion, le MASSE souhaite rappeler au gouvernement réélu que cette confiance ne peut être tenue pour acquise et que les travailleur.se.s ne se satisferont plus de vœux pieux annoncés en grandes pompes. 

« Alors que le gouvernement libéral multiplie les annonces visant à afficher son progressisme et sa solidarité envers les travailleur.se.s qui perdent leur emploi, nous rappelant la responsabilité indéniable de l’État en matière d’assurance-chômage, il multiplie paradoxalement les excuses pour repousser indéfiniment la réforme en profondeur et permanente du régime. À cet égard, la plateforme libérale est exemplaire. Mais cette stratégie a fait son temps, surtout après 6 ans au pouvoir … », rapporte Samuell  Beaudoin, responsable à la coordination du MASSE. 

Dans sa plateforme électorale, le parti libéral promet de créer une nouvelle prestation pour les travailleur.se.s autonomes et à la demande qui offrirait jusqu’à 26 semaines d’assistance pour un maximum de 15 500 $ dès janvier 2023. Les travailleur.se.s salarié.e.s, qui représentent somme toute 90% de la population active devront, quant-à-eux, se satisfaire d’une énième consultation et d’une refonte complète du système informatique de Service Canada avant de voir (peut-être) leur sort s’améliorer. 

« Non seulement la proposition du parti libéral comporte plusieurs problèmes, mais c’est se mettre des œillères que de penser que la modernisation du régime d’assurance-chômage se limite à la question de l’admissibilité des travailleur.se.s autonomes et à la demande. Le problème de l’admissibilité des travailleur.se.s «faussement autonomes» mérite d’être traitée avec le plus grand sérieux, certes, mais il ne faudrait pas que cela serve à faire un écran de fumée sur les questions de fond qui touchent la majorité des travailleur.se.s. Un régime d’assurance-chômage « digne du 21e siècle » doit aussi et surtout s’adapter à la réalité des femmes sur le marché du travail, à la situation particulière des travailleur.se.s de l’industrie saisonnière, des travailleur.se.s à temps partiel et des personnes malades. » Samuell Beaudoin, responsable à la coordination du MASSE.

Si donc la dernière année fut celle de la reconnaissance des lacunes du régime d’assurance-chômage, le 3e mandat du gouvernement Trudeau devra être celui de l’action et de la mise en place, permanente, d’un régime d’assurance-chômage accessible, juste, universel et non discriminatoire.

À cet effet, des solutions existent. En voici quelques-unes :

1 – Établir un seuil d’admissibilité de 350 heure ou 13 semaines ;

2 – 35 semaines minimum de prestation ;

3 – Un taux d’indemnisation de 70 % ;

4 –  Abolition des exclusions totales en cas de départ volontaire ou inconduite ;

5 – Protection en cas de chômage sans égards aux prestations maternité, paternité ou parental versé ;

6 – Prolongement à 50 le nombre maximal de semaines de prestations maladie.

-30-

Pour plus d’informations, contactez Samuell Beaudoin, responsable à la coordination Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)

(514) 524-2226 ou à coordination@lemasse.org

L’heure n’est plus aux consultations, ni aux bonnes intentions, mais à l’action.

22 juin 2022 (Montréal) – Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) salue le travail effectué par le comité HUMA qui a produit et déposé, le 17 juin dernier, un ensemble de recommandations émanant de son étude sur la réforme permanente du régime d’assurance-chômage.

Ce rapport nous rappelle qu’une réforme en profondeur du régime ne peut se limiter à la question de l’admissibilité des travailleur.se.s autonomes et à la demande et qu’une « modernisation du régime d’assurance-chômage adaptée à la réalité du 21e siècle » doit s’inscrire dans une perspective d’accessibilité universelle et de lutte contre les discriminations plus large. 

Tous.tes les travailleur.se.s qu’il s’agisse des nouvelles mères, des travailleur.se.s de l’industrie saisonnière, des travailleur.se.s à temps partiel ou des personnes malades ont droit à une protection accessible, juste, universelle et non-discriminatoire lorsqu’ils et elles perdent leur travail. 

Pour ce faire, le gouvernement doit impérativement augmenter le taux et la durée des prestations d’assurance-chômage, établir un seuil d’admissibilité plus bas et universel, prolonger la période de référence des nouvelles mères et des personnes malades ayant bénéficiées de prestations spéciales et mettre en place des mesures soutenues pour éliminer le trou noir. Surtout, de telles améliorations exigent que l’État assume sa pleine responsabilité en matière de chômage et contribue à nouveau au financement du régime.  

Le MASSE tient à souligner que ces revendications sont, pour la plupart, déjà bien connues des élu.e.s fédéraux et sont documentées depuis des décennies par les groupes de défense des droits des chômeur.se.s qui, jours après jours, apportent leur soutien à celles et ceux qui doivent composer avec les différentes lacunes du régime. 

Les travailleur.se.s en situation de chômage ne peuvent plus se contenter de sempiternelles consultations sur la réforme du régime d’assurance-chômage. Ce faisant, le MASSE invite le gouvernement, non pas à « examiner la pertinence » de ces recommandations, mais à réfléchir sans plus attendre à leur mise en œuvre à court-terme.

 Pour consulter le rapport du Comité HUMA cliquez ici.
Pour connaître l’ensemble des revendications du MASSE.

La réforme de l’assurance-chômage : aux grands maux, les petits pansements

11 mai 2021 (Montréal) Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral annonçait l’attribution de 5 millions de dollars sur deux ans pour mener des consultations sur une réforme éventuelle du régime d’assurance-chômage. Le message lancé aux chômeur.se.s était on ne peut plus clair : ces dernier.ère.s devront prendre leur mal en patience avant d’avoir accès à un régime juste, universel, équitable et non discriminatoire. 

En date du 9 mai 2021, nous apprenions que le gouvernement fédéral entend mettre à jour l’infrastructure technologique du système de l’assurance-emploi avant même que toutes modifications du programme puissent voir le jour. Rappelons que ces consultations, et les délais prévus pour cette mise à jour technologique, s’ajoutent à des décennies de luttes syndicales et communautaires qui n’ont cessé de rappeler aux gouvernements successifs les importantes lacunes du régime. 

«Il faut noter que cette infrastructure vieillissante, pour reprendre les termes de la ministre Qualtrough, a été pointée du doigt à de nombreuses reprises. Ici, les retards technologiques semblent plutôt être utilisés comme prétexte pour retarder une réforme en profondeur du régime à court terme. On se rappellera d’ailleurs que la technologie désuète du système n’a jamais arrêté les différents gouvernements de mettre en place les contre-réformes des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix visant à réduire l’accès au régime», affirme Kim Bouchard, présidente du MASSE.

En plus d’annoncer un calendrier aussi décevant, le gouvernement nous informe qu’au bout de ce long processus, les chômeur.se.s ne pourront probablement pas voir leurs conditions de vie aller en s’améliorant. En faisant abstraction de la situation particulière des femmes sur le marché du travail, en occultant les particularités de l’emploi saisonnier, en laissant indemne un taux d’indemnisation insultant, la réforme qui se dessine lentement ne permettra pas d’éliminer l’appauvrissement des travailleur.se.s les plus précaires. 

Le MASSE déplore le manque d’ambition du gouvernement et estime qu’un examen approfondi du régime ne peut se limiter à la question de l’admissibilité des travailleur.se.s autonomes et à la demande. Une modernisation du régime d’assurance-chômage adapté à la réalité du 21e siècle doit s’inscrire dans une perspective d’accessibilité universelle et de lutte contre les discriminations beaucoup plus large. 

Les inégalités sont trop criantes et un trop grand nombre de travailleur.se.s salarié.e.s seront encore exclu.e.s du régime si le gouvernement balise la réflexion aux enjeux annoncés dans les derniers jours. 

«La ministre semble oublier que des milliers de travailleur.se.s de l’industrie saisonnière se retrouvent sans revenu pendant plusieurs semaines parce que le nombre de semaines de prestations est insuffisant pour couvrir toute la durée du chômage. Le gouvernement ignore aussi complètement la problématique des nombreux.se.s travailleur.se.s qui ne peuvent tout simplement pas survivre avec 55 % de leur salaire s’ils perdent leur emploi. Enfin, pourquoi ne pas profiter de cette réforme pour mettre fin à la discrimination injustifiée du régime à l’égard des femmes?». — Samuell S. Beaudoin, coordonnatrice du MASSE.

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 15 groupes de défense de droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec.

– 30 –

Pour plus d’informations : 

Samuell S. Beaudoin, coordonnatrice du MASSE, (514) 524-2226

L’amélioration du sort des travailleuses et travailleurs ne peut pas attendre

(1er mai 2021) Depuis un peu plus d’un siècle, travailleuses et travailleurs commémorent, à l’occasion du 1er mai, les luttes ouvrières actuelles et passées pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de leurs conditions de vie. 

Pour une deuxième année consécutive, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs se déroule sur fond de crise sociale, économique et sanitaire. 

Alors que nos gouvernements font miroiter une « sortie de crise » et une relance économique « résiliente et inclusive », ils nous informent, à coup de loi spéciale et de « modernisation » du régime de santé et sécurité au travail, que la relance économique se fera obligatoirement au détriment des travailleuses et travailleurs.

L’écart décevant entre les promesses gouvernementales et la réalité a été à nouveau confirmée avec le dépôt du dernier budget fédéral le 19 avril dernier. Ratant une occasion sans précédent, le gouvernement libéral échoue à amorcer une transformation en profondeur d’un modèle économique désuet et non viable pour les travailleuses et travailleurs. 

Alors que Justin Trudeau martèle qu’il entend gouverner en faveur « de la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie », ce dernier abdique à nouveau devant toute initiative sérieuse visant à éliminer l’évasion fiscale et à taxer équitablement les grandes fortunes. 

Résultat, il semblerait que la réforme permanente du régime d’assurance-chômage devra être remise à plus tard. Devant des problèmes persistants, le gouvernement offre des solutions temporaires et justifie son absence de plan d’ensemble sous le couvert de nouvelles consultations à venir. Pendant ce temps, on demande aux travailleuses et travailleurs en situation de chômage de prendre leur mal en patience.

En cette journée internationale des travailleuses et travailleurs, rappelons à nos gouvernements que nous n’attendrons pas davantage. Les travailleuses et travailleurs n’abdiqueront pas devant les reculs des droits des personnes accidentées, devant l’exploitation des travailleur.se.s au statut migratoire précaire et les loyers qui explosent, devant des conditions de travail qui rendent malade et une hausse insultante du salaire minimum, mais surtout devant ce régime d’assurance-chômage qui peine à offrir une protection juste et équitable aux travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi.

Lutte toujours!

 

Budget 2021-2022 : Un sursis pour les sans-emploi

19 avril (Montréal) Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) salue les investissements à l’assurance-chômage annoncés dans le dernier budget fédéral.  Ces annonces constituent une bonne nouvelle pour les travailleur.se.s à temps partiel, pour les travailleur.se.s de l’industrie saisonnière ainsi que pour les travailleur.se.s malades.

Tout d’abord, l’établissement d’un seuil d’admissibilité universel à 420 heures est un pas dans la bonne direction et facilitera l’accès à une protection en cas de chômage à bon nombre de travailleur.se.s précaires sans référence arbitraire aux taux de chômage de la région habitée. Bien que cette mesure favorise directement l’accès aux prestations d’assurance-chômage pour bien des gens, la durée des semaines de prestations, elle, est toujours tributaire du taux de chômage régional et du nombre d’heures travaillées. 

Pour le MASSE, le régime d’assurance-chômage continue donc à précariser les travailleur.se.s déjà précaires, en majorité des femmes. « La situation des travailleuses à temps partiel qui doivent travailler plus de semaines pour obtenir le même nombre d’heures et la même protection que les personnes à temps plein n’est toujours pas prise en compte.  Les iniquités entre les genres en fonction du statut d’emploi au sein du régime d’assurance-chômage sont bien documentées et le MASSE compte bien continuer de dénoncer  le caractère discriminatoire du régime envers les femmes qui, notons-le, ont été davantage touchées par la pandémie » affirme Kim Bouchard, présidente du MASSE

Par ailleurs, l’augmentation des prestations maladies, qui passent de 15 à 26 semaines, fait sans conteste partie des éléments louables de ce budget et ce, tant et aussi longtemps qu’il n’affecte pas l’accès et la qualité des prestations régulières d’assurance-chômage. Le MASSE juge toutefois qu’un nombre minimal de 50 semaines serait nécessaire pour assurer aux personnes atteintes d’une maladie grave une protection juste et adéquate. 

Le MASSE accueille aussi favorablement la prolongation des programmes d’aide temporaire et le renouvellement du projet pilote de cinq semaines supplémentaires pour les salarié.es de l’industrie saisonnière. Le MASSE croit néanmoins qu’une protection supplémentaire de 15 semaines devrait être accordée aux chômeur.se.s qui occupaient un emploi saisonnier en attendant qu’un plancher minimum de 35 semaines de prestations soit établi. 

Si les mesures annoncées dans le budget doivent être applaudies, on est cependant bien loin de la réforme en profondeur annoncée par le gouvernement Trudeau à l’automne 2020. Il est important de rappeler que l’accès au régime d’assurance-chômage a été considérablement réduit au cours des dernières décennies et il faut évaluer les mesures contenues dans ce budget à l’aune de ce contexte : celles-ci constituent l’amorce, et non l’achèvement, d’un rattrapage qui devra se montrer beaucoup plus ambitieux si le gouvernement est sérieux dans sa volonté d’adapter le régime à la réalité du 21e siècle.

Bien que des sommes soient prévues pour mener des consultations en vue d’une réforme permanente du régime, nous déplorons qu’elles aient lieu au prix d’un nouveau report de cette réforme dont la nécessité a été maintes fois prouvée aux cours des dernières années. 

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 15 groupes de défense de droits au Québec et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec. Le MASSE milite depuis plus de vingt ans pour un régime d’assurance-chômage accessible, juste, universelle et non-discriminatoire.

 

-30-

Pour plus d’informations : 

Kim Bouchard, Présidente du MASSE (514) 524-2226

Combattre les préjugés à l’égard des chômeur.se.s. Un nouvel outil maintenant disponible !

8 avril 2021 – Dans le cadre de la campagne « Améliorer notre sort, c’est vital. Une réforme du régime d’assurance-chômage s’impose », le MASSE souhaitait fournir aux travailleur.se.s en situation de chômage des outils pour combattre les préjugés à leur égard.

Le MASSE met également à la disposition des organismes intéressés différents outils d’animation qui visent à faciliter la tenue d’ateliers portant sur le régime d’assurance-chômage existant, les luttes en cours et la démystification des différents préjugés qui touchent le chômage.

Pour plus d’informations, contactez le masse@lemasse.org. Cessons de faire porter le fardeau du chômage aux chômeur.se.s et exigeons la mise en place, une fois pour toute, d’un régime d’assurance-chômage accessible, juste, universel et non-discriminatoire.

Petit Guide d’autodéfense contre les préjugés à l’égard des chômeur.se.s

Document à remettre aux participant.e.s de l’atelier

 

Guide d’animation contre les préjugés

Document à utiliser de manière complémentaire avec le Power Point.

Version abrégée – Guide d’animation contre les préjugés

 

Powerpoint.Combattre les préjugés (MASSE)

Document à utiliser de manière complémentaire avec le guide d’animation.

v.abrégée – Combattre les préjugés (MASSE)

 

Guide d’animation – annexes

Lancement de la campagne « Améliorer notre sort, c’est vital. Une réforme de l’assurance-chômage s’impose ! ».

29 octobre 2020 – En cette semaine nationale des chômeur.se.s, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) lance la campagne « Améliorer notre sort, c’est vital. Une réforme de l’assurance-chômage s’impose !» et tient à souligner sa solidarité à l’endroit de tou.te.s les chômeur.se.s qui, jours après jours, doivent composer avec les différents préjugés dont ils et elles sont victimes. 

Le MASSE milite depuis plus de 20 ans afin d’améliorer l’accessibilité au régime d’assurance-chômage et pour faire valoir, auprès des élu.e.s fédéraux et de la population, la nécessité d’apporter des modifications majeures et surtout permanentes au régime d’assurance-chômage. 

« Le combat que l’on mène depuis toutes ces années, et que l’on poursuit aujourd’hui avec le lancement de notre campagne, ce n’est pas juste une question de principe sur les orientations idéologiques que décide de prendre l’État canadien. Ultimement, c’est une question de vie et de survie pour toutes les personnes qui se retrouvent et qui se retrouveront en situation de chômage au pays »,  affirme Kim Bouchard, avocate et présidente du MASSE.  

S’il faut tirer une leçon de cette pandémie, c’est que personne n’est à l’abri d’une perte d’emploi. Cessons donc de faire porter aux chômeur.se.s la responsabilité de leur situation. Se donner un régime d’assurance-chômage juste et universel, c’est se prémunir collectivement contre les crises chroniques inhérentes à notre système économique ; c’est améliorer notre sort à tous et à toutes. 

Le MASSE tient à rappeler que le Canada est l’un des seul pays de l’OCDE à avoir été obligé de mettre en place des programmes complètement distincts, à savoir la PCU et la PCRE, pour venir en aide aux chômeur.se.s de la Covid-19. Ces programmes demeurent néanmoins temporaires et ne suffiront pas à mettre fin aux diverses injustices du régime d’assurance-chômage. 

Selon Sylvain Lafrenière, coordonnateur du MASSE, « il est inadmissible qu’une personne qui ait cotisé toute sa vie au régime d’assurance chômage ne puisse se qualifier aux prestations lorsqu’elle perd son emploi. Et que dire du fait que, même lorsqu’une personne parvient à se qualifier aux prestations, celle-ci ne reçoit que 55% de son salaire? Ça n’a pas toujours été comme ça, ça n’a pas besoin d’être comme ça »

En effet, il fut un temps où un.e. travailleur.se pouvait se qualifier aux prestations avec seulement 8 semaines de travail  et pouvait recevoir des prestations d’un montant allant de 66% à 75% de son salaire. Durant la décennie 1970, 96 % de la population active était couverte par le régime ; aujourd’hui, seulement 42% des chômeur.se.s peuvent se qualifier au aux prestations régulières d’assurance-chômage. 

« En demandant que les travailleur.se.s puissent se qualifier avec 350 heures ou 13 semaines de travail,  en exigeant que les chômeur.se.s perçoivent des prestations à hauteur de 70% de leur salaire pendant un minimum de 35 semaines, nous désirons lancer un message clair au gouvernement : améliorer notre sort c’est non-seulement vital, mais c’est également possible», explique Sylvain Lafrenière. 

La pauvreté, l’insécurité et la précarité n’ont pas à être des fatalités. Les travailleur.se.s ont le droit de réclamer une qualité de vie décente en cas de perte d’emploi, en temps de pandémie comme en temps « normal ».  

-30-

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 15 groupes de défense de droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec.

Pour plus d’informations : 

Sylvains Lafrenière, coordonnateur du MASSE, (514) 524-2226 ou lemasse@videotron.ca