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Lancement de la campagne « Améliorer notre sort, c’est vital. Une réforme de l’assurance-chômage s’impose ! ».

29 octobre 2020 – En cette semaine nationale des chômeur.se.s, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) lance la campagne « Améliorer notre sort, c’est vital. Une réforme de l’assurance-chômage s’impose !» et tient à souligner sa solidarité à l’endroit de tou.te.s les chômeur.se.s qui, jours après jours, doivent composer avec les différents préjugés dont ils et elles sont victimes. 

Le MASSE milite depuis plus de 20 ans afin d’améliorer l’accessibilité au régime d’assurance-chômage et pour faire valoir, auprès des élu.e.s fédéraux et de la population, la nécessité d’apporter des modifications majeures et surtout permanentes au régime d’assurance-chômage. 

« Le combat que l’on mène depuis toutes ces années, et que l’on poursuit aujourd’hui avec le lancement de notre campagne, ce n’est pas juste une question de principe sur les orientations idéologiques que décide de prendre l’État canadien. Ultimement, c’est une question de vie et de survie pour toutes les personnes qui se retrouvent et qui se retrouveront en situation de chômage au pays »,  affirme Kim Bouchard, avocate et présidente du MASSE.  

S’il faut tirer une leçon de cette pandémie, c’est que personne n’est à l’abri d’une perte d’emploi. Cessons donc de faire porter aux chômeur.se.s la responsabilité de leur situation. Se donner un régime d’assurance-chômage juste et universel, c’est se prémunir collectivement contre les crises chroniques inhérentes à notre système économique ; c’est améliorer notre sort à tous et à toutes. 

Le MASSE tient à rappeler que le Canada est l’un des seul pays de l’OCDE à avoir été obligé de mettre en place des programmes complètement distincts, à savoir la PCU et la PCRE, pour venir en aide aux chômeur.se.s de la Covid-19. Ces programmes demeurent néanmoins temporaires et ne suffiront pas à mettre fin aux diverses injustices du régime d’assurance-chômage. 

Selon Sylvain Lafrenière, coordonnateur du MASSE, « il est inadmissible qu’une personne qui ait cotisé toute sa vie au régime d’assurance chômage ne puisse se qualifier aux prestations lorsqu’elle perd son emploi. Et que dire du fait que, même lorsqu’une personne parvient à se qualifier aux prestations, celle-ci ne reçoit que 55% de son salaire? Ça n’a pas toujours été comme ça, ça n’a pas besoin d’être comme ça »

En effet, il fut un temps où un.e. travailleur.se pouvait se qualifier aux prestations avec seulement 8 semaines de travail  et pouvait recevoir des prestations d’un montant allant de 66% à 75% de son salaire. Durant la décennie 1970, 96 % de la population active était couverte par le régime ; aujourd’hui, seulement 42% des chômeur.se.s peuvent se qualifier au aux prestations régulières d’assurance-chômage. 

« En demandant que les travailleur.se.s puissent se qualifier avec 350 heures ou 13 semaines de travail,  en exigeant que les chômeur.se.s perçoivent des prestations à hauteur de 70% de leur salaire pendant un minimum de 35 semaines, nous désirons lancer un message clair au gouvernement : améliorer notre sort c’est non-seulement vital, mais c’est également possible», explique Sylvain Lafrenière. 

La pauvreté, l’insécurité et la précarité n’ont pas à être des fatalités. Les travailleur.se.s ont le droit de réclamer une qualité de vie décente en cas de perte d’emploi, en temps de pandémie comme en temps « normal ».  

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Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 15 groupes de défense de droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec.

Pour plus d’informations : 

Sylvains Lafrenière, coordonnateur du MASSE, (514) 524-2226 ou lemasse@videotron.ca

 

Assurance-emploi bonifiée : les chômeur.se.s rassuré.e.s, mais pour combien de temps ? 

(Montréal) 27 septembre 2020 – À compter d’aujourd’hui, près de trois millions de prestataires de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) seront redirigé.e.s vers un système d’assurance-emploi bonifié dont l’accès a été temporairement élargi afin d’accueillir les nouveaux.elles chômeur.se.s de la Covid-19.

Les améliorations apportées au régime d’assurance-chômage constituent une avancée importante en matière de reconnaissance des droits des chômeur.se.s. En effet, les prestations d’assurance-emploi seront accessibles après seulement 120 heures travaillées, quel que soit le taux de chômage dans la région habitée. Les chômeur.se.s pourront également recevoir un minimum de 500 dollars par semaine, pendant un minimum de 26 semaines.

Le MASSE tient à rappeler que sans ces améliorations, deux millions de prestataires de la PCU – dont 400 000 Québécois.e.s se seraient aujourd’hui retrouvé.e.s sans revenu, alors que 750 000 autres auraient vu leurs revenus diminuer de manière considérable

C’est dire que le gouvernement n’a pas bonifié temporairement le régime parce qu’il est trop généreux, mais parce qu’il existe de profondes lacunes au régime d’assurance-emploi existant qui doit, plus que jamais, être réformé. 

Des mesures temporaires 

Le MASSE rappelle que ces assouplissements des critères d’admissibilité, bien qu’ils soient un pas dans la bonne direction, suspendent seulement temporairement les multiples injustices du régime d’assurance-chômage.

« Les problèmes sont connus depuis longtemps. Il faut que le gouvernement cesse de mettre en place des mesures temporaires et entame dès maintenant, en collaboration avec les différent.e.s acteur.trice.s du milieu, un travail visant à réformer de manière permanente le régime », affirme Sylvain Lafrenière, coordonnateur du MASSE. 

« Quand est-ce que le gouvernement décidera de s’attaquer sérieusement au problème du trou noir vécu par les travailleur.se.s de l’industrie saisonnière, de mettre un terme à la discrimination injustifée du régime à l’égard des femmes et de contrer la faible accessibilité des travailleur.se.s. à temps partiels aux prestations d’assurance-chômage ? »,  demande Kim Bouchard, présidente du MASSE. 

Lorsque le gouvernement fédéral annonce ses intentions d’adapter le régime d’assurance-emploi à la réalité du 21e siècle, et ce, sans apporter davantage d’éclaircissements sur la manière dont il s’y prendra, il ne fait qu’alimenter le climat d’incertitude auquel sont déjà confrontés depuis plusieurs mois des millions de chômeur.se.s.

« Cette inquiétude est actuellement extrêmement palpable chez les prestataires de la PCU qui ne remplissent pas les critères d’admissibilité de l’assurance-emploi et qui ne savent toujours pas quand le projet de loi C-2, qui permettra d’instaurer les prestations pour le relance économique (PCRE), sera adopté », explique Sylvain Lafrenière. 

Participe de cette inquiétude les nombreuses zones grises concernant le remboursement des sommes payées en trop, le manque d’informations claires quant aux démarches à suivre pour déposer une demande, sans parler des délais qui seront occasionnés par le traitement des renseignements supplémentaires que devront fournir les chômeur.se.s pour percevoir les prestations.

Mettons fin aux confusions et à l’insécurité généralisée. Dotons-nous, une fois pour toute, d’un régime d’assurance-chômage juste et universel.

 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 15 groupes de défense de droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec.

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 Pour plus d’informations : 

Sylvains Lafrenière, coordonnateur du MASSE, (514) 524-2226

 

Discours du Trône : plus de questions que de réponses en ce qui concerne le soutien aux chômeur.se.s

Montréal, 23 septembre 2020 – La réalité a peut-être changé, mais la posture du gouvernement libéral à l’égard des chômeurs et chômeuses demeure la même.

Malheureusement, plutôt que d’apporter les éclaircissements nécessaires afin de rassurer les chômeurs et chômeuses sur leur avenir, le gouvernement continue de cultiver le flou quant à la manière dont il se prendra pour adapter le régime d’assurance-emploi à la “réalité du 21e siècle”. 

Certes, on pourra aisément convenir qu’il est plus que temps d’adapter le régime d’assurance-chômage à la nouvelle réalité du monde du travail. On pourra également tous et toutes convenir que les travailleur.se.s autonomes et les personnes qui travaillent dans l’économie de la demande devraient avoir droit à une protection en cas de chômage. Mais au-delà de ces questions de principe, encore faut-il préciser les moyens qui seront pris pour les mettre en œuvre. 

À ce sujet, trop de questions demeurent en suspens, et ce alors même que le gouvernement annonce des mesures concrètes pour favoriser le retour à l’emploi, notamment en prolongeant de un an la subvention salariale pour les entreprises.

Quand est-ce que le gouvernement entend-t-il mettre en place des mesures permanentes visant à éliminer les trop nombreuses lacunes du régime d’assurance-chômage existant ? Les femmes, les travailleur.se.s de l’industrie saisonnière, les travailleur.se.s à temps partiels peuvent-ils espérer à court-moyen terme une refonte du régime d’assurance-emploi plus juste et plus accessible ? 

Enfin, à quoi peuvent s’attendre, le 27 septembre prochain, les chômeur.se.s qui ne sont pas admissibles au régime d’assurance-emploi bonifié et dont le seul revenu potentiel dépend d’une loi qui n’a toujours pas été déposée en Chambre et dont l’adoption telle qu’elle n’est pas garantie. 

Le gouvernement doit cesser de croire que les bonnes intentions suffisent pour faire face aux défis de taille qui attendent les chômeurs et chômeuses au cours des prochains mois. 

 

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 15 groupes de défense de droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec.

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Pour plus d’informations : Sylvains Lafrenière, coordonnateur du MASSE, (514) 524-2226